Le Coq Rico, la Volaille Sublimée sur les Hauteurs de Montmartre

On a tous en tête le fameux poulet rôti du dimanche midi, un plat à la fois simple et généreux, et qui reste gravé dans notre mémoire. Cette bonne odeur de peau bien dorée qui recouvre une chair moelleuse, accompagnée d’un jus ambré, ce simple souvenir suffit à me mettre l’eau à la bouche.

Vous l’aurez compris, j’aime le poulet, et la volaille en général. Mais trop de fois j’ai été déçu, soit par la qualité de la viande, soit par une cuisson mal maîtrisée.

Mais entre des mains expertes, et s’il est soigneusement sélectionné, le poulet peut devenir un plat d’exception. C’est pourquoi j’étais ravi de pouvoir tester le restaurant le Coq Rico.

Le Coq Rico a été créé par le Chef triplement étoilé Antoine Westermann, sous la forme d’un Bistrot, dont le thème principal est la volaille. Si vous vous y rendez à pieds, comme je l’ai fait, il faudra vous préparer à une belle ascension, car il se situe sur les hauteurs de Montmartre. Mais ce sera finalement un bon moyen de vous mettre en appétit.

La salle est plus proche de celle d’un restaurant que d’un bistrot. C’est chic, tout en restant très sobre. Là où l’on retrouve le vrai côté bistro, c’est qu’il est possible de manger au « bar », avec vue sur la rôtissoire. De quoi se mettre encore un peu plus en appétit.

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Mais j’ai opté pour un déjeuner en salle, dans un cadre un peu plus cosy.

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J’aime les surprises, donc plutôt que de choisir mes plats dans le menu, j’ai accepté la proposition du serveur qui était de me faire découvrir les classiques de la maison. Je me suis donc laissé embarquer pour un délicieux voyage autour de la volaille.

En guise de mise en bouche, j’ai commencé avec la Planchette de Béatilles (qui signifie « petits éléments »), qui se compose d’une brochette de cœurs de volailles poêlées, d’ailerons frits, de cromesquis aux épices et de foies de volailles poêlés sur un petit toast au raifort. Pour ceux qui auraient peur des abats, ici la qualité des volailles fait que le goût est fin et subtil, voire même doux. Les 2 bouchées frites quant à elles ne sont pas du tout grasses et l’aileron est parfaitement fondant.

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En deuxième entrée, j’ai eu droit à une salade de sot-l’y-laisse poêlés, betteraves crues & cuites, vinaigrette aux graines de sésame. Les amateurs de volaille connaissent forcément ce morceau à la fois fin et tendre. Ce qui le rend en effet idéal dans une salade, où la puissance et la fraîcheur sont amenées par la vinaigrette et les légumes.

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Pour ce qui est des plats, j’ai aimé le contraste entre les deux propositions. D’un côté, un classique quart de poulet rôti, mais issu d’une très belle volaille : le Cou Nu de la Drôme, et cuit à la perfection. Le classique en devient magique. Au Coq Rico, les volailles sont pochées au bouillon, puis cuites entières, ce qui garde la chair moelleuse, sans l’agresser. La peau est fine et parfaitement dorée, et lorsque l’on verse le jus de cuisson dessus, je retrouve ce souvenir gourmand du fameux poulet rôti de mon enfance.

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De l’autre côté, la volaille, un très beau poulet du Gers, se pare d’un magnifique costume en lamelles de truffe noire, sur un lit de pommes de terre Roseval et de poireaux au Riesling. À peine le plat arrivé sur la table, l’odeur de la truffe est bien présente. En revanche, le goût est plus discret afin de laisser la place à la star du plat, le poulet du Gers. C’est un plat à la fois chic et très gourmand, qui sent bon le terroir.

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Les accompagnements, un gratin de macaroni et une salade, sont presque anecdotiques. Mais c’est pour mieux vous rappeler que la pièce maîtresse est bien le poulet. Et je dois avouer qu’il se suffit à lui-même.

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Après une telle dégustation, il fallait trouver « un peu » de place pour le dessert. Mais vous me connaissez, ce ne fut pas du tout un problème. Cependant, attention, car les desserts sont à l’image du reste du repas : généreux et gourmands.

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Tout d’abord, j’ai commencé par le Millefeuille au Chocolat. Sa taille imposante impressionne, mais c’est en réalité pour laisser place à une pâte feuilletée très aérienne. Le chocolat, bien cacaoté, est moins aérien mais vraiment gourmand et onctueux. C’est un joli contraste de textures.

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Est arrivée ensuite la Brioche Caramélisée, accompagnée d’une compotée de pommes Reinette et d’une glace à la bière. La glace, très originale, garde le goût ambré de la bière mais sans en avoir l’amertume, et elle apporte la touche de fraîcheur nécessaire à une brioche finement caramélisée en surface et bien moelleuse à l’intérieur. La compotée de pommes, pas trop sucrée, amène une légère acidité à l’ensemble. C’est cette fois-ci un joli contraste de saveurs.

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Le Coq Rico m’a permis de retrouver mes plus beaux souvenirs liés au poulet, grâce à une cuisine qui sublime les classiques, et qui fait la part belle aux beaux et bons produits.

Le Coq Rico : 98 rue Lepic, Paris 18ème (Métros Abbesses ou Blanche)

Tous les jours, de 12h à 14h30, et de 19h à minuit

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Site Internet du Coq Rico

Compte Instagram du Coq Rico

À très vite pour un prochain post.

Fit.Toni

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